La Psychomotricité

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Qu'est ce que c’est...


En tant qu’individu, nous nous développons et évoluons tout au long de notre vie.


Cette construction, toujours en devenir et propre à chacun, intègre à la fois
des fonctions « psychiques »
(activités cognitives, de perception, d’affectivité, de symbolisation)
et des fonctions « motrices »
(gestuelle, organisation du tonus et de la posture, sensorialité).


Le corps est le lieu de cette dynamique d’interactions et la psychomotricité l’appréhende comme une réelle unité somato-psychique dont dépendent les qualités de relation de chacun à son environnement, ses façons d’être, de percevoir et d’agir.

Le psychomotricien prend en compte la globalité corporelle de la personne mise en difficultés par les multiples « aléas de la vie », par de plus grandes perturbations ou par de réelles pathologies. Il l’accompagne alors dans ses processus d’adaptation.
Son intervention dans le soin est fondée sur le corps et le mouvement ainsi que sur les émotions et représentations mises en jeu dans la communication.

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Pour qui / pourquoi….


La psychomotricité intervient en mobilisant les ressources du patient en fonction de son âge, de son niveau de développement ou des problématiques présentes.

Plus spécifiquement et le plus souvent, la prise en charge en psychomotricité constitue un accompagnement :

- du tout petit, dans les étapes essentielles de ses acquisitions motrices et de son développement sensoriel, psychologique et relationnel ainsi que dans ses débuts de socialisation ;
- de l’enfant en âge scolaire, dans ses apprentissages (lecture, écriture et stratégies cognitives) et dans les domaines de l’attention, du contrôle moteur ou de l’affectivité.
- de l’adolescent, dans ses transformations corporelles et psychiques (confiance en soi, communication, gestion des émotions) vers la construction de son identité.
- de l’adulte, dans son adaptation à différents moments de vie ou dans la suite d’épisodes traumatiques (dépression, anxiété, troubles du sommeil).
- de la personne âgée, dans la conservation de ses capacités cognitives (mémoire, motivation), affectives ou motrices (équilibre, marche, repères espace/temps et repères corporels), en fonction des processus évolutifs du vieillissement, pathologiques ou non.

Le psychomotricien peut intervenir dans une visée de prévention ou de dépistage, d’éducation, de rééducation ou de thérapie.

La psychomotricité s’adresse à tous les âges de la vie, pour un large spectre de troubles tels que :

- Retard ou dysharmonie du développement psychomoteur ;
- Troubles du tonus, de l’équilibre ; Maladresses motrices et gestuelles ;
- Troubles de la latéralité, des coordinations, de la motricité fine et de la graphomotricité ;
- Troubles de l’attention ou de la mémoire ; Difficultés d’apprentissage ;
- Inhibition ou instabilité psychomotrices ; Hyperactivité ;
- Troubles psychosomatiques, douleurs ;
- Troubles liés à l’identité ou à la communication ; Anxiété, perturbation du sommeil ;
- Déficiences motrices, sensorielles ou intellectuelles;
- Troubles envahissants du développement et troubles du comportement.

Selon les nécessités de la problématique, le psychomotricien peut être amené à travailler en lien avec d’autres professionnels.

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Comment…


Le psychomotricien réalise un bilan psychomoteur afin d’apprécier la qualité des différentes fonctions psychomotrices de la personne et établit ensuite un diagnostic psychomoteur.
Son projet thérapeutique s’appuie sur des techniques variées, telles que :

- la médiation par le jeu, l’expressivité corporelle ou artistique ;
- la relaxation, le toucher thérapeutique ;
- l’éducation gestuelle, le contrôle postural ou de la motricité fine (dont la graphomotricité) ;

Il peut être amené à coordonner son action avec tout autre intervenant auprès du patient dans le champ de la santé ou de l'éducation. Ce travail en réseau suppose l'accord du patient et/ou de son représentant légal .

La sécurité sociale ne prend pas en charge les séances de psychomotricité en libéral mais certaines mutuelles proposent, sur factures, une participation au coût des soins. En cas de handicap avéré, une allocation spéciale peut être délivrée par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées).

Dans le cadre d’une demande de soins, la personne est d’abord accueillie pour un bilan d’observation.
Celui-ci est le plus souvent proposé sur 3 séances de 45 mn et vise à mettre en évidence les potentialités de la personne ainsi que les problématiques à considérer.